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Les frères Belmore – T1

Coucouuuuuu chères petites chouettes enchantées ! J’espère que vous allez bien !

Aujourd’hui je vous parle d’une lecture immersive dans le domaine de l’art qui m’a beaucoup plu ! Il s’agit de Les frères Belmore, à l’épreuve du faux écrit par Carmen Silvera !

Mon avis

Wow quelle claque !

Prue est une faussaire qui essaie désespérément de changer de vie dans le but de se mettre à l’abris, elle et son frère. De qui ? Des autorités ? Des experts en art qui rêvent de découvrir qui se trouve derrière la mystérieuse signature d’Écho pour la faire tomber ? Au début, on l’ignore. 

Ben (ou devrais-je dire Benedict Belmore – j’adore ce nom !) est un ancien militaire reconverti en expert d’art. Il est plutôt froid, réservé, soigneux et méthodique. Avec un œil extrêmement aiguisé qui est le seul à retrouver la patte d’Écho lorsque des Faux passent au sein de son cabinet.

Curieuse de découvrir comment Benedict fait pour découvrir ses copies, Prue postule dans son cabinet et là… c’est le début d’un slow burn ou plutôt d’une sloooooooooooooooow burn1 très prenant.

J’ai adoré cette plongée dans le domaine de l’art. La manière dont chacun des tableaux est décrit, comment Carmen nous immerge dans chacune des toiles (qu’elle soit fictive ou bien réelle). Prue a vraiment un don pour ressentir et créer comme les artistes de l’époque. En se mettant dans leur peau, en reprenant leurs techniques, leurs peintures, elle s’imprègne de leur environnement de travail. Et nous ? On a l’impression d’y tomber tête la première et le résultat est sublime.

J’aime particulièrement quand un certain art-passion est développé dans un roman. Et ici pfiouuu. Wow.

Prue est vraiment un personnage attachant : si au premier regard elle peut paraître peu sûre d’elle, ce n’est pas ce que l’on retient. Bien sûr, elle a ses doutes comme tout le monde, mais ce qu’elle renvoie, ce sont de la gaieté, de la légèreté et de la couleur, beaucoup de couleur. C’est une battante. Une femme forte qui, lorsqu’elle le fait, aime profondément, son frère en premier.

Ben est… wow. C’est un de ces protagonistes dont j’apprécie énormément le genre : froid, perspicace, teinté d’humour, qui a subi un accident à l’armée et dont le passé n’a pas laissé indemne. Avec son oeil bleu perçant et envoûtant il compense largement le second, caché sous un cache-oeil qui ne le rend que plus charismatique. Pour moi, il dégage une certaine aura, comme Kaz Brekker (Six of Crows ; enfin, l’image que je m’en fais dans ma tête !) Tout en étant très différent physiquement. 

Leur rencontre va chambouler son monde et c’est peu de le dire. Prue va amener avec elle de la vie et des milliers de nuances. La carapace « fade » de Ben va se fissurer pour laisser apercevoir qui il est vraiment.

Et Prunella, et Ben ont des événements / des traumatismes qui font qu’ils sont ce qu’ils sont aujourd’hui. Et ne croyez pas que leur passé va les laisser tranquille, ce ne serait pas drôle autrement. Ces souvenirs, ces difficultés qui remontent à la surface ne font qu’approfondir leur psychologie bien construite. Ils sont bel et bien réels avec leurs qualités et leurs failles qu’ils vont appréhender chacun à leur manière.

Si vous aimez les found family et que vous n’avez pas été convaincus jusqu’ici, cet argument devrait vous plaire : la fratrie Belmore est des plus attachantes. Non seulement chacun des frères est très attirant, mais ils ont également des personnalités tellement différentes les uns des autres que ça ne les rend que plus fascinants. Ils s’aiment, se soutiennent et c’est beau.

J’ai aimé Vicky et ses muscles, Luke et ses regards complices, le château magnifiquement dépeint, regorgeant d’oeuvres d’art à n’en plus finir. Jace et son amitié, Finn et son sixième sens… J’ai aimé l’humour, les thèmes forts, les descriptions. Cette histoire sonne vraie : de par les doutes de Ben et Prue, mais également comment ils font face à leurs émotions, à leurs sentiments l’un pour l’autre.

Les scènes d’amour charnel sont poétiques sans être explicitement décrites.

J’ai aimé cette enquête, testament des frères Belmore, les engrenages tournent, les pièces s’assemblent et finissent par nous dévoiler…qu’on s’est fait mener par le bout du nez. Et ça, les yeux fermés.

Si Prue plonge dans l’univers artistique des artistes qu’elle analyse, imite et observe, de mon côté, j’ai ressenti le plaisir de l’écriture de Carmen au fil des pages. Les tournures des phrases sont élégantes, la plume fluide. Toutefois, seule petite anicroche pour moi : deux ou trois endroits où l’engouement de l’écriture s’est emmêlé les pinceaux en venant se poser sur le papier, nécessitant plusieurs lectures.

Vous me connaissez maintenant et savez que j’apprécie les doubles identités. Si celle de Prue n’est pas prononcée, elle est tout de même  présente avec sa dualité : Écho et elle.

Si Prunella ressent la peinture, il en est tout autrement de Ben et ses techniques méthodiques. À eux deux, ils forment un duo impressionnant, apportant des regards différents en se complétant.

Leur relation patron-employée se tisse au fur et à mesure. Les sentiments se démêlent, les carapaces se fendillent. Il y a beaucoup d’introspections, de réflexions et d’émotions.

Ce tome 1, pour moi, c’est un GRAND OUI ! Et j’ai hâte de découvrir la suite !

Merci Carmen pour ta confiance, j’ai adoré plonger dans ton univers. C’était beau, prenant et émouvant ! Merci !

Bisous ❤️

✨ Clarisse ✨🌻🌷🤍

Cela pourrait très bien être l’historique de recherche de Prunella.

Merci de m’avoir lue ♥️

  1. Le « slow burn » est un style narratif de romances dans lesquelles la relation entre les deux personnages se construit graduellement, généralement dans un rythme très lent qui fait languir les lectrices (majoritaires, petites chouettes, j’accorde au féminin !). ↩︎

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