La Bastide Bleue 1925
Coucou mes petites chouettes enchantées, ça va ? Pas trop chaud ? Moi je survis tantôt à l’ombre des arbres du jardin, tantôt à la plage ou encore au frais dans la maison.
Petit rappel, si vous avez envie d’avoir moins chaud… plongez-vous dans des romances de Noël, c’est rafraîchissant 🤪.
Malgré cette recommandation de haute importance, ce n’est pas une romance de ce genre dont je vous parle aujourd’hui. Non. Aujourd’hui, on remonte le temps jusqu’en 1925 en empruntant le chronographe de Gwendolyn et Gideon, si vous avez la réf 🙈🥰1.
Bienvenue à Toulon en 1925, 100 ans avant de rencontrer Louise et Hugo (La Bastide bleue, Après l’orage), Alex et Charlotte (Clair Obscur, que je n’ai pas encore lu).




Liste d’or : j’ai passé un bon moment mais… ⭐️⭐️⭐️/5 (3/5)
Si je commençais cette chronique par « wow », vous vous diriez que je n’ai que ce mot à la bouche. La vérité, c’est que ces trois lettres doivent être décortiquées comme il faut. Ce « wow » devenu si familier au fur et à mesure des ressentis que je vous partage n’a jamais la même résonance. Parfois un coup de cœur pour un personnage, un lieu et une ambiance ou encore pour l’histoire dans son intégralité.
J’ai à cœur de vous partager des avis à la fois objectifs et en même temps subjectifs parce que j’ai conscience que des romans qui ne me plaisent pas forcément ne veulent pas dire qu’ils ne sont pas bons, mais que je n’étais simplement pas le bon public…
Pour cette raison, vous l’aurez vu au fil de mes chroniques, j’ai tendance à mettre en avant tous les côtés positifs quitte à mettre un peu de côté mon avis personnel.
Alors, oui, si vous avez lu la description de la liste d’or juste en-dessus, vous avez vu qu’il y avait un petit « mais » à ces trois étoiles… alors pourquoi donc y a-t-il un « wow », Clarisse, hein ?
Cette fois-ci, bien que ce premier tome spin-off ne soit pas un coup de cœur et ne s’en approche pas, le « wow » caractéristique définit la fin qui m’a profondément touchée. Mais commençons par le commencement.
Si au début de ma lecture je prenais plaisir à découvrir Rosalie, sa fille, Margot, Lucia, Ernestine ainsi qu’Arthur, ce sont surtout les descriptions des personnages, l’environnement et l’époque qui m’ont plu.
Des histoires de ce genre, on en a vu des tas. Certains diront même « quand on en a lu un, on les a tous lus »2.
Ce n’est pas mon avis.
Une copine auteure3 m’a d’ailleurs dit un jour que ce qui change réellement dans les romances (notamment), ce n’est pas l’histoire d’amour en soi. Il y a toujours une rencontre, des défis, des hauts et des bas et une fin plus ou moins heureuse. Ce qui change, c’est la manière dont l’écrivain appréhende les thèmes, comment il les aborde et le degré de sensibilité qu’il y ajoute pour créer une histoire unique qui saura toucher ses lectrices4. La manière dont l’histoire va nous impacter et nous faire voir la vie d’une autre façon, une fois la dernière page tournée. Ce sont tous ces éléments qui font d’une romance, la différence d’une autre qui regroupe les mêmes tropes, les mêmes genres.
C’est le cas pour Vents contraires. Rosalie & Arthur viennent de deux mondes opposés qui vont se croiser. Leurs chemins vont se rencontrer, s’emmêler et finir par tisser un lien solide. Pourtant, leur différence de classe sociale est un véritable barrage pour envisager davantage qu’une belle amitié.
M. J. Alice nous dépeint le Toulon de 1925, les difficultés pour une femme d’élever sa fille seule, recommençant sa vie de zéro. Elle aborde les amitiés sororales, les difficultés que le manque d’argent pouvait engendrer, la vision des hommes et famille riches et comment une opinion peut être changée si on présente une situation sous un certain angle. Comme un membre d’une famille éminente peut ne pas se sentir dans « ses baskets » (anachronisme hihi) au sein de son foyer. Les sacrifices qui peuvent être endurés quel que soit sa classe sociale…
Le début de l’histoire m’a beaucoup touchée avec cette petite Rosalie qui devient maman et se voit confronter à la dure réalité de la vie d’adulte trop tôt.
J’étais peut-être une enfant hier, mais quand le soleil s’est levé ce matin, mon insouciance avant disparu. Envolée la petite fille qui ne se préoccupait pas du lendemain ni des conséquences.
Hier, j’étais encore une enfant. Mon horizon n’existait pas. Mais demain, mon horizon va s’ouvrir. Il le doit.
M. J. Alice a un vrai talent pour nous immerger dans les histoires, dans les paysages, dans les ressentis des différents protagonistes. Alors oui, cette histoire par ses thématiques n’est pas forcément de celles que je préfère, mais Maëlys a réussi à m’embraquer avec elle. Et ce que j’y ai préféré, ce sont les descriptions, l’immersion ainsi que sa plume.
Ce regard-là n’aurait pas dû croiser le mien. Ce bref contact entre deux mondes qui ne se rencontrent jamais n’aurait pas dû se produire.
Je me demandais comment ce premier tome allait s’achever… Eh bien, même si quelques larmes se sont échappées, je n’en aurais pas rêvé de meilleure. M. J. Alice a su faire les bons choix. Pour moi, une fin différente aurait été décevante. Écrite de cette manière, elle n’en est que plus captivante. Les pieds solidement ancrés dans la réalité de l’époque.
L’uniforme de la Marine est impeccable. Bleu sombre, boutons brillants. Un officier. Grand, droit, le regard clair et sévère sans être dur.
Avec des paysages magnifiquement dépeints, nous transportant au gré du vent, M. J. Alice termine ce premier tome sur une note qui ne m’a pas laissée de marbre et qui laisse une ouverture sur une potentielle suite.
Merci pour ta confiance, Maëlys 💖
Bisous ❤️
✨ Clarisse ✨🌻🌷🤍
- Dans la Trilogie des trois gemmes, Rouge Rubis, Bleu Saphir & Vert Émeraude, écrite par Kerstin Gier (avec des adaptations cinématographiques du même nom), Gwendolyn et Gideon voyagent dans le temps avec une machine dénommée « le chronographe ». Par une simple piqûre au doigt (ainsi qu’un don, ne l’oublions pas !), ils peuvent remonter les différentes époques. ↩︎
- J’ai ré-écrit à ma sauce une citation du film Singin’ in the rain, « quand on en a vu un [film], on les a tous vus ». ↩︎
- Coucou Méline 💕 ↩︎
- Mes petites chouettes enchantées, vous êtes un mot féminin. ↩︎
Bonus


Merci de m’avoir lue ♥️


